|
FREDERICTON Le gouvernement du Nouveau-Brunswick doit éviter toute forme de privatisation dans les services de soins de santé.
« Un récent sondage effectué pour le compte du quotidien Telegraph-Journal suggère un certain appui pour des services de diagnostiques privés comme les rayons-X, l'imagerie par résonance magnétique et les analyses de sang. Du même souffle les Néo-brunswickois veulent que ces frais soient payés par le gouvernement », déclare Daniel Légère, président du SCFP N.-B.
« Il y a certes des frustrations causées par les périodes d'attente pour certains services, mais cela ne veut pas dire que les Néo-brunswickois veulent des services de santé privés et ils ne veulent surtout pas payer pour les obtenir. »
« Le ministre de la Santé, Michael Murphy, dit que le coeur de sa réforme repose sur les principes fondamentaux de la Loi canadienne sur la santé et que les services médicaux essentiels demeureront gratuits et universels. Nous croyons que le Ministre doit une fois pour toutes fermer la porte à la privatisation », de dire Légère.
« Dans un secteur aussi important que la santé, l’implication du secteur privé serait désastreuse et entraînerait une détérioration des services de soins de santé. »
« La privatisation signifie une augmentation des coûts et la perte de contrôle sur la qualité des soins. Peu importe ce que dit le Ministre, si le secteur privé met la main sur les services tels que les rayons-X et les imageries magnétiques, nous finirons avec un système à deux vitesses où les gens qui ont les moyens financiers obtiendront des soins de santé plus rapidement. »
« Nous sommes d'accord avec le Premier ministre Shawn Graham qui veut renforcir un système public, mais nous ne pensons pas que la participation du secteur privé est la façon d'y arriver », conclut Daniel Légère.
Le SCFP représente plus de 6 500 travailleurs des soins de la santé au Nouveau-Brunswick.
|