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FREDERICTON Le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) est déçu du budget provincial qui continuera d’éroder les services de soins de santé au Nouveau-Brunswick.
« Le Ministre des finances a dit que sa vision de donner les bons soins, de la bonne manière, au bon moment, par le bon fournisseur, à un coût que les gens du Nouveau-Brunswick peuvent se permettre, est claire », souligne le président du SCFP NB, David Rouse.
Mais le Ministre semble oublier que dans la province, les communautés continuent de lutter contre le plan de soins de santé du gouvernement. Avec la fermeture de 300 lits, le gouvernement économise des millions de dollars et maintenant, le gouvernement planifie d’économiser un autre 14 millions de dollars en coupant les services non cliniques dans le secteur des soins de santé. En réalité, la seule chose que le gouvernement fait est de réduire davantage les services de soins de santé pour le public.
Une fois de plus, le gouvernement donne un autre allègement fiscal aux grandes sociétés en réduisant leur impôt d’un autre 76 millions de dollars. Des offres aux grandes corporations, comme celle de 750 millions de dollars pour le terminal de gaz naturel liquéfié à Saint Jean, privent la province et les municipalités de revenus importants.
« Pour équilibrer son budget, le gouvernement réduit sa main-d’oeuvre. Le programme de réaménagement des effectifs veut dire moins d’emplois, particulièrement dans le secteur des soins de santé, et l’élimination d’un plus grand nombre de services », ajoute Rouse.
Avec les différents niveaux offerts dans la province, les services ambulanciers ne sont pas uniformes. L’ajout des 8,2 millions de dollars est seulement une solution symbolique, pour un service qui exige un remaniement majeur, loin des nombreux opérateur privés.
« Le gouvernement va augmenter de 10 pour cent seulement le budget des services de soins à domicile, pour les trois prochaines années. Les auxiliaires familiales de ce secteur, qui sont pour la majorité des femmes, gagnent en moyenne 8,00 $ l’heure sans avantages sociaux. Nous espérons que le gouvernement surveillera de près ces agences pour s’assurer que la majorité des ces augmentations soit affectée aux salaires et aux bénéfices », de conclure Rouse.
Le SCFP représente 20 000 membres au Nouveau-Brunswick.
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