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Le personnel de l’hôtel s’est hâté d’ouvrir encore plus la salle de bal du Fredericton Inn, jeudi dernier, pour accommoder une foule de plus de 175 personnes qui voulaient entendre parler du système d’assurance automobile public.
Le Syndicat canadien de la fonction publique du Nouveau-Brunswick et la Fédération des citoyens aînés du Nouveau-Brunswick avaient organisé un Symposium sur l’assurance automobile publique et avaient invité Paul Moist, vice-président de la Société d’assurance automobile du Manitoba pour expliquer les avantages et désavantages d’un tel système.
Paul Moist a rejeté l’affirmation du premier ministre du Nouveau-Brunswick Bernard Lord à l’effet que la province ne peut se permettre un régime public d’assurance automobile. « Les conductrices et conducteurs du Nouveau-Brunswick devraient exiger de connaître la vérité sur les coûts d’établissement d’un tel système », de dire M. Moist. Le premier ministre Lord estime qu’il en coûterait 400 millions de dollars pour créer un système public d’assurance automobile au Nouveau-Brunswick. Il en a coûté 375 000 $ en 1971 pour établir la Société de l’assurance automobile publique du Manitoba.
Paul Moist a informé l’auditoire que les primes d’assurance automobile au Manitoba sont inférieures de quelque 33 pour cent à ceux du Nouveau-Brunswick pour une couverture similaire. L’année dernière, au Nouveau-Brunswick, le taux d’assurance a augmenté de 70 pour cent alors qu’au cours des dernières années, la population du Manitoba a vu ses taux diminuer et être gelés.
Selon David Rouse, président du SCFP du N.-B., les primes au Nouveau-Brunswick sont une aberration. « Si le système d’assurance automobile publique fonctionne au Manitoba, alors il n’y a pas de raison pour laquelle il ne devrait pas fonctionner au Nouveau-Brunswick », d’affirmer M. Rouse Quelques heures avant le symposium, le premier ministre du Nouveau-Brunswick Bernard Lord a annoncé qu’il introduirait une nouvelle loi obligeant les compagnies d’assurance à baisser leurs taux entre la mi-août et la fin août et à appliquer la réduction recommandée de quelque 20 pour cent.
« Légiférer une diminution des taux des primes d’assurance n’est pas la solution. La seule manière, c’est d’avoir un système public », de dire David Rouse.
Le SCFP du N.-B. a l’intention de poursuivre sa campagne pour un système d’assurance automobile publique.
Le SCFP veut faire une présentation devant le Groupe de travail de l’assurance automobile, qui examine une politique ramenée à l’essentiel. Des personnes qui représentent chacune des provinces de l’Atlantique sont membres du Groupe de travail qui examinera le coût, les avantages et les répercussions légales de l’implantation d’un système public. Le Groupe de travail doit présenter son rapport à la fin septembre.
« Nous voulons expliquer aux membres du Groupe de travail les avantages d’un système d’assurance automobile publique et demander que l’on cesse de dire que le Nouveau-Brunswick ne peut se permettre un régime public, de préciser M. Rouse. Les augmentations de prime que la population du Nouveau-Brunswick a connues ont été les plus élevées de toute l’histoire du Canada. Pour obtenir la stabilité et la justice pour les automobilistes du Nouveau-Brunswick, nous devons endosser un système public d’assurance automobile. Il n’y a pas d’autre moyen pour mettre un terme à cet abus des compagnies d’assurance », de conclure M. Rouse.
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